Image Histoire du pétrole en Tunisie !

Histoire du pétrole en Tunisie !

La Tunisie fait partie des pays producteurs de pétrole en Afrique. Certes, elle ne produit pas autant que le Nigéria, l'Angola ou l'Algérie, mais elle produit au moins le quart de sa consommation annuelle…

La potentialité pétrolière de la Tunisie

Gisement d'El Borma
La Tunisie découvre son plus grand gisement pétrolier à El Borma en 1964. Deux ans plus tard, l'or noir coule sous la houlette de société pétrolière française Elf-Aquitaine. Depuis cette période, les activités pétrolières ne cessent de progresser. En effet après des prospections offshores, dans le golfe de Gabès, le gisement d'Ashtart s'ajoute aux potentialités pétrolières de la Tunisie. Ainsi, deux ans après la première crise pétrolière de 1972, la Tunisie produit du pétrole issu de son gisement en mer.

65 000 barils par jour
Malgré des réserves de pétrole réserves de pétrole nettement limité par rapport à ses voisins libyens et algériens, le secteur pétrolier du pays se développe. En effet, sa production atteint les 118 000 barils par jour en 1980. Ceci permet à la Tunisie à faire face à la deuxième crise pétrolière. Selon les spécialistes, le pays atteint son pic pétrolier à cette époque. En effet, depuis cette année, la Tunisie n'a plus atteint ce niveau de production. En 2015, cette production est de l'ordre de 65 000 barils par jour.

450 millions de barils
Pour l'heure, la réserve de pétrole conventionnelle du pays compte 450 millions de barils et le pays. En ce qui concerne la réserve non conventionnelle, elle atteint les 425 millions de barils. La plus grande partie de l'exploitation est en offshore et se situe dans le golfe de Gabès. Quant à la consommation, elle avoisine les 4 000 tonnes de pétrole raffiné. Près du quart de ce besoin est produit sur place et le reste est importé. Concernent le raffinage, il reste pour l'heure à la charge de la Société Tunisienne des Industries de Raffinage.

À la recherche de nouveaux gisements

Investissement
Malgré cette perspective, la Tunisie connaît actuellement un investissement important dans le domaine de la prospection pétrolière. En 2014, le secteur va bénéficier d'un investissement allant jusqu'à 300 millions de dollars. Ainsi, les recherches concernent près de 6 000 km² de surface. De nombreuses compagnies pétrolières nationales et étrangères contribuent à ce développement du secteur.

Prospections
Les prospections commencent à donner leurs fruits. En effet, la compagnie pétrolière italienne ENI annonce que suite à ses forages de prospections, l'un de ses puits dispose d'une capacité de 2000 baril par jour. Malgré sa taille assez modeste, ce gisement prouve que toute la potentialité tunisienne n'est pas encore découverte. Ceci incite Tarek Bouchamaoui et d'autres acteurs de la filière à investir dans le secteur.

Miser sur le pétrole non conventionnel

Inverser la tendance
D'ailleurs, à part les gisements onshore et offshore qu'on connait actuellement, le pétrole non conventionnel n'est pas encore exploité. Ceci rend les spécialistes optimistes. En effet, ils pensent que la Tunisie peut inverser la tendance actuelle en devenant exportatrice à son tour. En outre, la multiplication de la prospection dans ce sens témoigne de l'intérêt que les compagnies pétrolières portent au pétrole non conventionnel.

Pétrole non conventionnelle
Cette perspective est d'autant plus rationnelle que le prix pétrole ira à la hausse dans les prochaines années. En outre, la réserve mondiale de pétrole conventionnel ne cesse de diminuer au rythme des exploitations. Ainsi, l'exploitation de la réserve de pétrole non conventionnelle deviendra rentable. C'est une perspective qui enchante le pétrolier Tarek Bouchamaoui.